Google vante son efficacité lors de crises
Internet La firme veut séduire de nouveaux annonceurs, car la publicité en ligne faiblit
C'est une opération de séduction qu'a tentée Google mardi à Lausanne. Pour son premier événement en Suisse romande, la firme a vanté les mérites de son efficacité en temps de crise. Selon Beat Bühlmann, l'un des responsables de la société en Suisse, tout reste ici à faire : seuls 4% des dépenses publicitaires vont sur Internet, contre 15 à 16% en Allemagne et 22% en Angleterre. « Peu importe que votre entreprise vende ou non via Internet : le nombre de consommateurs qui s'informent d'abord en ligne avant d'effectuer un achat devient très important », a expliqué Beat Bühlmann. Google estime que ses annonces (« AdWords »), situées à côté des résultats des recherches, sont très efficaces pour attirer l'attention de l'internaute.
Et ce, preuve à l'appui. Invité par Google, Kevin Castelain, responsable marketing de la firme Pneus Online, a détaillé des chiffres intéressants sur son commerce de pneus via le Net. Cliente de Google et de son système Adwords depuis 2002, la firme réalise désormais 30% de ses ventes grâce à ses annonces, qui lui créent 13% du trafic vers son site. Ses publicités ont été affichées 122 millions de fois en un an, pour 4 millions de clics sur celles-ci. « Environ 80% de notre budget publicitaire sur Internet est dépensé chez Google et cet investissement en vaut la peine », assure Kevin Castelain.
Revenus en stagnation
Google se garde bien de donner le moindre chiffre sur ses activités en Suisse et même sur l'évolution de celles-ci. Au niveau mondial, le climat est difficile. Au premier trimestre, les dépenses en ligne ont chuté de 5% aux Etats-Unis, selon Interactive Advertising Bureau et PwC. Toujours au premier trimestre, Google n'a vu son chiffre d'affaires progresser que de 6% sur un an, pour un bénéfice quasi stable. Aux Etats-Unis, la firme teste depuis quelques jours un nouveau système d'affichage publicitaire pour les produits. Ses résultats financiers pour le second trimestre sont déjà très attendus.
Extrait : Le Temps, Anouch Seydtaghia - 24 juin 2009



